AU JARDIN

AU JARDIN

Belle lumière sur une grappe de roses anciennes…
Plus tard, séchées,  elles iront parfumer un pot-pourri. Ou bien juste cueillies elles peut servir à préparer une délicieuse confiture ou à parfumer des guimauves ou leurs cousins orientaux, les loukoums.
Alina Reyes les évoque avec sa poésie et sa sensualité habituelles dans son recueil de nouvelles, Cueillettes chez Nil Editions:

ROSES

Les roses de notre jardin, rien qu’à les voir, je les sentais, et rien qu’à les sentir, j’avais envie de me les fourrer dans la bouche.
Plus tard je suis allée dans une grande ville d’Orient, Istanbul, et j’ai découvert qu’on pouvait vraiment les manger, les pétales de roses, et qu’on en parfumait des loukoums, ces grosses sucreries caoutchouteuses qui vous en mettent plein la bouche, justement. Peut-être étais-je orientale sans le savoir ?
Les boutons de rose, si tendres, si odorants, rappellent les pousses et bourgeons intimes de la chair de l’être aimé, qu’on a aussi envie de goûter. Le parfum des roses et leur délicatesse nous parlent de désir et d’amour, et délicieusement nous invitent à prendre garde à la fragilité des fleurs, à jouir d’elles doucement, en tout respect de leur parfaite gratuité.

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